Prendre soin des plantations de café est un rythme qui se poursuit toute l’année. Les producteurs désherbent les interlignes trois à quatre fois par an, éliminant la végétation qui concurrence les caféiers pour la lumière, l’eau et les nutriments, tout en maintenant les chemins dégagés pour la récolte et l’entretien. Avant chaque fertilisation, le pied des arbres est nettoyé afin que les nutriments atteignent efficacement les racines.
Après la récolte, les producteurs effectuent le « RE-RE », qui consiste à ramasser les cerises immatures, trop mûres ou desséchées restées sur les arbres ou au sol. Cette pratique permet de garder les parcelles propres et d’aider à contrôler la broca et d’autres ravageurs. La taille élimine les branches anciennes, malades ou improductives, tandis que la hauteur des arbres est maîtrisée pour améliorer la circulation de l’air, la répartition de la lumière et la facilité de cueillette.
Les cultures complémentaires telles que les bananiers plantains, le maïs, le manioc, le guama, les haricots, les avocats, les goyaves et les agrumes fournissent de l’ombre, enrichissent le sol, préviennent l’érosion et offrent aux familles des revenus et une source de nourriture supplémentaires. La fertilisation a lieu tous les quatre mois à l’aide de mélanges chimiques adaptés à l’âge et au stade des arbres, et un fertilisant organique comme le compost ou l’humus est appliqué au moins une fois par an.
La récolte principale s’étend de mai à août, avec une récolte secondaire, appelée mitaca ou traviesa, en novembre et décembre. Seules les cerises d’un rouge foncé ou bordeaux sont cueillies toutes les trois semaines. Après la récolte, les cerises passent par le balceo, une séparation à l’eau qui élimine les fruits défectueux ou immatures.
La majeure partie de la main-d’œuvre provient des familles locales, ce qui renforce la communauté et l’économie. Pendant le pic de la récolte, environ quatre cueilleurs par hectare sont nécessaires, les exploitations employant généralement de 5 à 15 travailleurs rémunérés au poids ou à l’heure.
À la fin de chaque journée, les cerises sont pesées et dépulpées, puis fermentées pendant 48 heures dans des cuves en ciment ou en plastique. Après la fermentation, les grains sont lavés deux ou trois fois pour éliminer le mucilage. Le séchage dure de 10 à 15 jours sur des lits surélevés dans des serres ou sur des patios, les grains étant ratissés plusieurs fois par jour afin d’assurer un séchage uniforme et d’éviter les moisissures, réduisant l’humidité de 60–70 % à 9–10,5 %.
Enfin, le café séché est ensaché dans des sacs en fique, placé sur des palettes en bois et laissé au repos pendant plusieurs jours supplémentaires afin de stabiliser et protéger les grains avant leur stockage ou leur transport.